Les bernaches de Sainte-Martine refusent de s’envoler vers le sud !

Francois Laramée
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SAINTE-MARTINE – Il y avait au moins 4000 bernaches dans les eaux et sur les rives de la Rivière Châteauguay, dans le secteur de Sainte-Martine, le 12 décembre.

Des bernaches qui, de toute évidence, ne sont pas pressées de s’envoler vers le Sud.

Leur présence dans la région n’a rien d’exceptionnel, car Sainte-Martine est inscrite dans leur corridor migratoire annuel.

Mais qu’elles soient en aussi grand nombre, à la mi-décembre, est moins orthodoxe, car, habituellement, le froid et la neige viennent à bout de convaincre les gros migrateurs de prendre leur envol bien des jours avant cette date.

Pas cette année.

Les migrateurs demeurent dans le secteur encore et encore.

Et il n’y a pas que les bernaches canadiennes qui demeurent dans la région.

Dans le secteur de Howick, ce sont au moins 10 000 oies blanches qui s’amusent encore à patauger dans les plans d’eau et à se nourrir dans les nombreux champs de maïs fraîchement coupés.

Selon le guide de chasse Philippe Dupuis, la présence d’autant d’oies blanches et de bernaches dans ces secteurs de la Montérégie, aussi tard en saison, est assez particulier, mais permet aux oiseaux de se gaver de plus de nourriture avant leur dernier vol vers le Sud.

Autre avantage: la saison de chasse s’en trouve allongée.

 

Le 14 décembre, M. Dupuis a aussi chassé dans un champ de maïs fraîchement coupé, près de Sainte-Martine.

Il a installé, au sol, près d’une centaine d’appelants de bernaches en plastique.

Lorsque les outardes sortaient de la rivière pour aller se nourrir, elles apercevaient les oiseaux au sol et s’en approchaient.

Avec ses deux amis, Philippe Dupuis a récolté sept grosses bernaches qui remplaceront la traditionnelle dinde lors du Réveillon de Noel.

En raison des températures encore clémentes, il y a encore beaucoup d’oiseaux dans la région, mais la saison de chasse se termine officiellement le 21 décembre prochain alors il faudra se hâter pour en profiter.

 

Sinon, les amateurs de plein air pourront toujours troquer le calibre 12 pour un bois numéro 3 ou 5, car, à quelques kilomètres de là, à Lacolle, près d’Hemmingford, lundi dernier, 98 joueurs ont pros le départ au golf International 2000 !

L’ouest de la Montérégie est une région à l’offre de plein air fort diversifiée.

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