Pour l’amour du Titanic

Patrick Duchesneau
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CHÂTEAUGUAY – À l’occasion des 100 ans du naufrage du Titanic, qui eut lieu durant la nuit du 14 au 15 avril 1912, le Châteauguay Express.ca est allé à la rencontre d’un véritable passionné de l’histoire du mythique paquebot.

Dans son petit appartement de Châteauguay, le collectionneur Sylvain Plamondon entrepose plus de 300 objets en lien avec le paquebot de la White Star. De nombreuses répliques d’objets trouvés dans l’épave et de nombreux documents, certes, mais également quelques objets provenant directement du navire.

Conférencier intarissable, M. Plamondon se laisse rapidement emporter par sa passion en parlant du légendaire paquebot. Chacun des objets qu’il possède à une histoire et il cherche à toutes les raconter en même temps. Mais le clou de sa collection, à ses yeux, n’attire certainement pas le regard au premier coup d’œil. « Ce n’est pas grand-chose, mais pour moi, ça vaut de l’or », lance le collectionneur en montrant un petit morceau de charbon, une éclisse de bois et un mince filament de tissu provenant d’une chaise. Trois artefacts remontés des profondeurs de l’océan.

Pour Sylvain Plamondon, la passion débute en 1984, lors de la découverte de l’épave du Titanic. « J’aime les épaves, j’aime l’histoire des catastrophes. Ce paquebot, c’était le plus beau, le plus riche. Il y a beaucoup de mystères autour de cette épave », indique M. Plamondon pour expliquer son grand intérêt pour le navire. « J’aime le style de décor antique, le vieux bois, le dôme et le grand escalier », poursuit le collectionneur après un instant de réflexion.

Les mythes et légendes qui entourent l’histoire du célèbre paquebot fascinent également le spécialiste du Titanic. « Plusieurs personnes se sont désistées à la dernière minute avant le départ du paquebot », explique l’historien amateur. C’est que, pour les plus superstitieux, les mauvais présages étaient nombreux. Entre autres, la nouvelle Futility, publiée en 1898, soit 14 ans avant le naufrage, mettait en scène un paquebot dit insubmersible et baptisé Titan qui coula après avoir heurté un iceberg en avril dans l’Atlantique Nord. À l’instar du Titanic, le paquebot partageait de nombreuses caractéristiques, dont ses dimensions et un manque en canots de sauvetage.

« Sortir des boules à mites »

À l’occasion du centenaire du naufrage, Sylvain Plamondon espère avoir l’occasion de partager sa passion avec le plus de gens possible. Déjà, il doit donner une conférence à la bibliothèque de Saint-Jean-sur-Richelieu, en plus de faire de nombreuses apparitions dans les médias.

Mais ce que le conférencier aimerait vraiment, c’est de pouvoir donner des conférences dans les écoles. « J’aime parler de l’histoire du Titanic, mais aussi parler de l’histoire en 1912, du contexte de l’époque, des différences entre aujourd’hui et avant », plaide le collectionneur.

En plus des conférences, M. Plamondon continue à cultiver sa passion. Ce printemps, il compte bien séjourner quelque temps en Irlande, à Belfast, le temps de visiter les chantiers qui ont donné naissance au célèbre paquebot. Ce sera l’occasion, aussi, d’ajouter quelques pièces à sa collection.

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