Cinéma, quand tu nous tiens!

Mélanie Thibault
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En allant au cinéma, une ode au 7e art à la fois personnelle et complice.

Le cinéaste Frédéric Lapierre présentera, le 26 mars, son long métrage En allant au cinéma , une ode au 7e art à la fois personnelle et complice. Enivron 80 min de parcours cinématographique offerts sur les coups de 19h30, à la salle Jean-Pierre-Houde.

Frédéric Lapierre clarifie la formule d’entrée de jeu. Bien qu’il n’y ait pas de décor, que des lutrins soient disposés pour une lecture, il ne s’agit pas d’une conférence-spectacle, mais d’une représentation théâtrale à part entière. « Pour moi, c’est vraiment un spectacle. C’est le parcours d’un passionné. Pas un parcours de vie héroïque ou quoi que ce soit qui s’en rapproche, mais plutôt une fantaisie en hommage au cinéma. » Celui qui se consacre à la scène depuis quatre ans a baigné dans le cinéma toute sa vie. « Depuis mes 10 ans, je note tous les films que je vois. Ces traces de films ont constitué une encyclopédie et sont devenues une espèce de journal intime où je me rappelle de ce que je faisais à tel moment de ma vie », poursuit le cinéphile. Le spectacle est fidèle à ce parcours, allant de l’intime à des références plus accessibles au spectateur.

Des anecdotes sur la vie de ce boulimique du film y sont contenues, tout en ayant un regard sur de grandes figures du cinéma. Le tout est amené de façon théâtrale, allant du garçon désemparé par la beauté de Sophie Marceau, s’emportant avec beaucoup de passion à des passages où l’acteur incarne les Louis de Funès pour mieux le décrire. Ils sont deux sur scène. Frédéric Lapierre étant accompagné de Sylvain Hétu qu’il est allé chercher pour sa voix caractéristique, le comédien faisant beaucoup de doublage. « Il a une voix très typée, associée à lui une fois qu’on le repère, un peu comme Pierre Lebeau ou Gilbert Sicotte », renchérit son acolyte. « Les voix au cinéma sont vraiment importantes. Si l’on prend Colombo, doublé en français, il serait impossible de revoir la série avec une autre voix. On s’habitue aux voix de doublage. »

En virevoltant d’une époque à l’autre, c’est 100 films que le duo fera découvrir. « Si j’avais voulu faire un spectacle sur les plus grands films, ça n’aurait pas donné ce spectacle. Je puise également dans les très mauvais films. Le spectacle ne peut être pris pour une histoire du cinéma, c’est plutôt un parcours dont le fil conducteur est la jeunesse, l’adolescence et l’âge adulte », fait remarquer celui dont la chronologie est guidée d’abord et avant tout par la passion.

Créé pour les salles de spectacle, mais parfait pour les ciné-clubs. Frédéric Lapierre dit avoir fait ce spectacle pour voir jusqu’où on peut aller avec un acteur et sa voix, dans la forme la plus épurée. « Les gens oublient qu’on est en train de lire quelque chose », dit-il. À voir absolument pour les cinéphiles, avertis ou non. Une discussion est prévue après la représentation pour prolonger le plaisir.

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