Et si on chantait ensemble!

Mélanie Thibault
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Jean Sauvé est directeur de la chorale paroissiale assignée à l’église des Coteaux depuis 45 ans, celle-là même qui sera bientôt en spectacle.

Jean Sauvé est directeur de la chorale paroissiale assignée à l’église des Coteaux depuis 45 ans. Une soirée était organisée le 11 février pour célébrer celui qui compte bien faire chanter les fidèles jusqu’à son dernier souffle.

Retour en 1967, alors que la chorale était déjà active depuis la création de l’église (il y a plus de 75 ans) et dirigée par la sœur de M. Sauvé. Celle-ci l’invite à la remplacer et la chorale prend alors une toute autre forme. « Ma sœur ne chantait qu’avec des femmes. J’ai ajouté des voix d’hommes pour permettre la polyphonie », rappelle le directeur, qui n’a aucune formation en musique, mais que la passion musicale a habité toute sa vie.

Il a dirigé sa première chorale à quatre voix à 25 ans. Même si la musique est venue naturellement à cet ancien frère reconverti, un certain modèle venant du père qui chantait les messes du dimanche à Saint-Zotique, le village voisin, dans les années 1920, et en latin s’il vous plaît, l’a inspiré!

À 14 ans, le jeune Jean s’amusait à imiter, avec neuf copains d’école Les compagnons de la chanson durant les récréations. Il a ensuite trouvé un vieil instrument, une trompette, a appris à en jouer et a participé à la fanfare municipale. Une fois tous les instruments de l’orchestre maîtrisés, il fonde une harmonie à son école.

À l’âge vénérable de 75 ans, il regorge, aujourd’hui et comme avant, d’enthousiasme, même si le corps ne suit plus autant qu’il ne le voudrait, remis depuis quelque temps d’ennuis de santé.

L’amour du son

Par ici la musique! Chaque lundi soir, Jean Sauvé se place au lutrin, confiant, 24 choristes et une organiste à ses côtés pour bercer les anges. Il fut un moment pourtant où l’homme-orchestre voulait tout arrêter. « Il y avait une quinzaine de choristes et le cœur n’y était plus…Ils m’ont trouvé des recrues et je peux dire que j’ai maintenant un groupe plaisant », confie-t-il un sourire dans la voix. La chorale a bien évolué au fil du temps. Pendant une quinzaine d’années, il y eut un concert de Noël et un concert le Vendredi Saint, sans compter le concert annuel. Puis M. Sauvé a laissé tomber les grands concerts où les chants des compositeurs Gounod et Handel résonnaient dans l’église, une mise en scène ajoutée au tout pour plus de dynamisme. « Les plus vieux commençaient à trouver ça dur de mémoriser les pièces et je me suis rendu compte en changeant de formule, que ce qui m’intéressait n’était pas nécessairement la musique d’envergure, mais l’ambiance, le style plus poétique, plus lyrique. Aujourd’hui je peux dire que c’est la plus belle chorale que je n’ai jamais eue! »

Voix révélées en spectacle

Pour l’occasion, la chorale avait exceptionnellement troqué l’enceinte de l’église pour la salle communautaire. Aux sons des voix mélodieuses qui chantaient l’amour le 11 février au soir, dans une salle dont l’acoustique n’était pas de première qualité, une force lumineuse émanait du chœur. Et rien à voir avec les néons qui éclairaient les lieux, non! C’était cet esprit de cohésion qui fait que plusieurs voix n’en deviennent qu’une seule et même, celle de l’inspiration, presque divine.

Du répertoire, Si on chantait ensemble, de Jean Lapointe, I believe, de Jacques Blais, Le cœur est un oiseau, de Richard Desjardins et Ami revient, de Jacques Michel. Le reste de la soirée fut consacrée aux voix des 225 spectateurs qui ont chanté, disons-le, à pleins poumons. Accordéoniste, claviériste et guitaristes ont accompagné tour à tour les chants.

« Qui sait? Peut-être que ce soir-là donnera envie aux membres de donner un concert au mois d’avril? », a conclut Jean Sauvé sur une bonne note, en fin d’interview.

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