Quand historique rime avec gastronomique

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La table était mise pour un souper d’antan à la Maison LePailleur, le 3 mai, afin d’amasser des fonds pour la Société du musée du grand Châteauguay. Les 35 invités présents ont eu droit à un repas gastronomique composé de produits du terroir grâce à la générosité de plusieurs producteurs locaux.

Le directeur de la maison, François Sauvé, agissait à titre de maître de cérémonie puisqu’il prononçait de courts discours historiques au rythme des six services offerts. Son rôle était d’informer la grande tablée sur l’origine et la provenance des aliments cuisinés tout comme les traditions et les mœurs qui caractérisent nos méthodes culinaires d’hier à aujourd’hui. M. Sauvé, doctorant en histoire, explique que ce n’est pas réellement à travers les grandes conquêtes, les guerres et les traités de paix que l’histoire s’écrit, mais bien dans les petits gestes domestiques du peuple comme l’ont témoigné ses commentaires fort intéressants.

 

L’événement n’aurait jamais été possible sans l’initiative de Julien Dumouchel, membre du comité d’administration du musée, qui a eu la brillante idée de marier l’art gastronomique avec notre patrimoine historique. Selon Karine Landerman, directrice adjointe attitrée aux communications, ce sont les nouveaux acteurs comme Julien qui amènent du sang neuf et qui permettent de revisiter les activités de financement. Ce banquet thématique est la plus grande innovation à ce jour au sein de la société.

 

Le repas-bénéfice s’est déroulé à « guichet fermé » puisque les billets se sont envolés en moins de deux jours. Un exploit du genre est un travail de longue haleine pour les organisateurs, les préparatifs totalisant une centaine d’heures ont commencé à l’automne avec l’expertise et le savoir-faire du chef Lambert Perron. Un projet en or pour le jeune cuisinier de 22 ans qui aime travailler avec les produits du terroir. « Ce sont des aliments frais que les citoyens d’ici connaissent et affectionnent, il faut favoriser ce procédé de la ferme à l’assiette, car aucun intermédiaire n’intervient dans le processus », explique-t-il.

 

La recherche de commandites, la collaboration avec les producteurs locaux et la conception du menu furent un réel travail d’équipe. M. Sauvé raconte que ce n’est pas aussi simple qu’un souper spaghetti, mais le résultat est exponentiel puisqu’il incarne le mandat de la Maison LePailleur soit de permettre la diffusion artistique à travers l’histoire et d’encourager le rapprochement avec notre patrimoine dans un cadre festif.

 

Maxime Auclair

Organisations: Maison LePailleur, Société du musée

Lieux géographiques: Châteauguay

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires