La Société Parkinson s’établit dans le Suroît

Pascale Fontaine
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Bien qu’elle soit souvent associée aux troubles du mouvement, la maladie de Parkinson se développe au cerveau. Les cellules qui produisent la dopamine meurent.

Les Campivallensiens Jules Bélanger et Micheline Boisvert ouvriront bientôt un bureau de la Société Parkinson du Québec (SPQ) pour la région du Suroît en janvier, selon l'un des instigateurs du projet.

« La SPQ est structurée actuellement en neuf régions, dont une qui dessert le territoire du Grand Montréal et de la Montérégie », explique M. Bélanger, qui vit avec sa femme, atteinte de cette maladie neuro-dégénérative depuis 12 ans. « Dès janvier, nous voulons créer une Société Parkinson Montérégie et plus spécifiquement dans le Suroît afin d’offrir des services de proximité », poursuit-il.

Évoquant son expérience personnelle, M. Bélanger comprend la difficulté qu’ont les personnes atteintes d’un parkinson de connaître toute l’étendue des services à leur disposition via les centres de santé et de services sociaux (CSSS) et autres organismes.

« Nous voulons rapprocher les services des gens parce que c’est la première chose qui manque une fois le diagnostic reçu. On ne sait pas d’emblée vers qui se tourner », explique-t-il.

Dès qu’ils trouveront un local à Valleyfield, le duo souhaite y recevoir des conférences de neurologues, d’ergothérapeutes et d’autres spécialistes afin que les malades puissent apprendre à mieux vivre avec cette nouvelle réalité.

En collaboration avec le CLSC de Valleyfield, M. Bélanger espère mettre en place des sessions d’exercices et de danse, activités fortement recommandées par les spécialistes afin de ralentir la dégénérescence musculaire qu’engendre un parkinson.

« Nous voulons rapprocher les services des gens parce que c’est la première chose qui manque une fois le diagnostic reçu. On ne sait pas d’emblée vers qui se tourner. » - Jules Bélanger

Multiples facettes

Bien qu’elle soit souvent associée aux troubles du mouvement, la maladie de Parkinson se développe au cerveau. Les cellules qui produisent la dopamine - le messager entre les neurones - meurent. Sans ce messager, l’équilibre et l’élocution peuvent devenir très laborieux pour le cerveau.

« Ce n’est pas juste une rigidité musculaire, c’est toute la personnalité du malade qui en est affectée », expose M. Bélanger, dont l’épouse s’est découragée à parler. Selon la SPQ, 25 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson dans la province.

Aidants naturels

Avec cet état qui dégénère tout au long de leur vie, les malades doivent être accompagnés, selon Jules Bélanger. Ce qui n’est pas une mince tâche pour les proches aidants: « En tant que proche aidant, c’est désemparant. On ne sait pas dans quoi on s’embarque », relate-t-il.

Il incite fortement les aidants naturels à ne pas tarder à chercher de l’aide. Le nouveau bureau de la SPQ à Valleyfield tiendra des ateliers et des causeries pour ces personnes.

Pour information sur la maladie: 1 800 720-1307, www.parkinsonquebec.ca ou infos@parkinsonqubec.ca. Afin de mieux connaître les services offerts localement: 450 373-0319 ou jules.monique@cgocable.ca.

Organisations: Société Parkinson

Lieux géographiques: Suroît

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