Attawapiskat : La situation s’aggrave

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Ça va de mal en pis

 

Le gestionnaire fédéral envoyé par Stephen Harper pour s’occuper de la réserve indienne a mis la main sur toute l’argent des indiens (1,5 millions $) et refuse de payer les enseignants de l’école tant que les chefs ne lui fournissent pas les renseignements qu’il exige.

D’autre mauvaises nouvelles. Harper avait obligé la réserve à payer le salaire du gestionnaire Jacques Marion 1 200 $ par semaine.

Maintenant ils apprennent qu’ils devront payer également ses dépenses. Ça atteint la somme mirobolante de 20 000 $ par mois.

Sur un an, ça sera 240 000 $  ce qui est un salaire de ministre à Ottawa.

Les indiens disent qu’ils n’ont pas ces moyens-là. Harper dit que c’est parce qu’ils ont gaspillé l’argent qu’il leur avait donné.

Encore d’autres mauvaises nouvelles.  Les logements modulaires construits à Fredericton que Harper leurs avait promis pour la fin de janvier, n’arriveront pas avant février ou mars parce qu’il ne fait pas assez froid dans la région de Timmins pour bâtir la route de glace d’hiver pour se rendre à Attawapiskat.

Un autre problème qui est dû au réchauffement climatique dans le nord ontarien, quelque chose que Harper connaît bien.

 

Entretemps plusieurs familles vivent toujours dans des tentes et des abris qui ne rencontrent pas les normes minimales d’hygiène acceptable.

Le thermomètre frise les 30 et 40 dégrées sous zéro à la réserve.

L’ONU s’en est mêlée et a envoyé un « rapporteur » pour faire état de la situation comme si nous étions un pays du Tiers-monde.

Il ne manque plus que les casques-bleus de l’ONU.

 

Il a fallu avant Noël que le gouvernement de l’Ontario de Dalton McGuinty vienne à la rescousse de la réserve fournissant des couvertures, des chaufferettes, et des vives aux résidents.

 

Le gestionnaire a accompli une chose jusqu’à présent. Il a fait rafistoler le « centre de guérison » de la réserve pour loger temporairement une soixantaine de résidents.

Mais là aussi il y a un problème. 

Le centre est situé à six kilomètres du village. Ça fait loin pour les enfants à marcher dans le froid pour se rendre au village ou à l’école.

 

Les chefs de la réserve ont invité Harper à venir constater sur place leur misère, mais le premier ministre s’est dit beaucoup trop occupé.

 

Les chefs de la réserve se sont donc tournés à la seule arme qu’ils leur reste – ils ont décidé de trainer Harper en cour pour tenter d’avoir un peu de l’argent que le gestionnaire leur a enlevé, afin d’être au moins capable payer les enseignants pour empêcher qu’ils quittent la réserve.arper HaRP

 

 

 

 

 

 

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