Volkswagen Touareg

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Banff, Alberta – Après un premier essai du côté de l’Italie l’an dernier, le temps était venu de voir ce que le Touareg pouvait faire sous nos latitudes. C’est par un froid sibérien (-35 degrés C) que nous avons fait l’essai du nouveau Touareg 2011 dans la magnifique région de Banff. Avec des ventes qui tournaient autour des 1000 exemplaires par année au Canada, Volkswagen a donc décidé de réajuster le tir pour sa nouvelle cuvée. Le Touareg, qui visait, à son entrée sur le marché, les utilitaires haut de gamme allemands, jouera maintenant dans la cour des Japonais, plus populaires auprès du public. La cuvée 2011 n’a plus le côté sport extrême de franchiseur de la première génération, mais offre toujours un système à 4 roues motrices très efficace, et l’intérieur est moins « chromé » et plus sobre, mais toujours de bon goût. On vise maintenant le marché plus populaire des Acura MDX et Lexus RX. L’objectif de Volkswagen est simple : ramener le Touareg à l’avant-scène et doubler les chiffres de ventes.

Un physique passe-partout

En matière d’esthétique, la nouvelle mouture du Touareg est plus proche de la berline que du camion pur et dur de la première génération. Les courbes sont plus douces, les lignes, plus fluides, et le dessin général donne l’impression que le véhicule est plus petit qu’en réalité. La calandre reprend le regard typique des derniers modèles VW, tandis que les lignes arrière sont plus furtives. L’image générale gagne en dynamisme en raison de la hauteur réduite de 2 centimètres et d’une garde au sol plus faible. La longueur totale gagne 4 centimètres qui vont directement à l’empattement pour donner plus d’espace aux passagers arrière. En éliminant le boîtier de transfert et en remplaçant les deux différentiels autobloquants par un différentiel central du type Torsen, VW a coupé 70 kilos au Touareg. Volkswagen a également éliminé plus de 130 autres kilos grâce à l’utilisation plus intensive de l’aluminium et de l’acier léger et en installant des suspensions en aluminium. En tout, pas moins de 208 kilos en moins pour cette nouvelle mouture.

Un intérieur plus cossu

Le Touareg est sans conteste le produit le plus haut de gamme de la famille Volkswagen. L'habitacle respire bon le savoir-faire typique aux grandes berlines allemandes. Le dessin de la planche de bord est minutieux et abrite un écran GPS de 6,5 pouces. La qualité des matériaux, tout comme les réglages, est sans reproche. Le Touareg offre plusieurs attributs haut de gamme comme le régulateur de vitesse adaptatif, les projecteurs au xénon, dont l’intensité diminue quand la voiture en croise une autre afin de ne pas éblouir son conducteur, et l’attelage escamotable électriquement. L'habitabilité arrière a légèrement progressé grâce à un empattement supérieur de 4 centimètres. Mais plus important encore, la modularité a monté d’un cran. La banquette arrière se déplace sur 16 centimètres et se rabat automatiquement d'une simple pression sur un bouton. Il est aussi possible de régler le dossier en trois inclinaisons différentes. Du long de ses 4,80 mètres, le Touareg peut accueillir entre 580 et 1642 litres de bagages dans le coffre.

Mêmes moteurs

Pas de changement sous le capot. La version de base vient avec le V6 de 3,6 litres de 280 chevaux. Le V6 de 3 litres TDI de 225 chevaux (affichant désormais un maigre 7,4 litres aux 100 kilomètres) demeurera le modèle le plus populaire. Il est à noter que les deux modèles viennent avec une excellente boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Elle distille toute la puissance sans effort. La suspension est ferme mais confortable, propre aux conduites allemandes. Le modèle diesel est remarquable de silence, même au départ, il est pratiquement impossible d’entendre le moteur. Une version hybride, qui combinera le V6 de 3 litres turbocompressé de l'Audi S4 (333 chevaux) à un groupe électrique compact pesant 55 kilos sous le plancher de l’espace de chargement, remplacera le Touareg V8 comme modèle année 2012.

 

Conclusion

Pour cette deuxième génération, VW a donc adopté une approche plus large et confortable. Volkswagen fait la preuve qu’un utilitaire pleine grandeur peut aussi être économique grâce aux modèles diesel. Un modèle hybride avec le moteur V6 T de la S4 combiné à un moteur électrique produira 379 chevaux et arrivera l’an prochain sur nos routes.

Forces

Confort princier

Boîte à 8 rapports

Capacités sur et hors route

Lignes élégantes

Faiblesses

Plusieurs gadgets électroniques ne traverseront pas l’Atlantique 
Moins coureur des bois que la première génération

Sensation désagréable dans la pédale de frein 
Tarif très élevé (hybride)

Fiche technique

•    Moteurs

•    Diesel

    V6 de 3 L turbodiesel, 225 ch à 4000 tr/min
    Couple de 406 lb-pi à 1750 tr/min

    Boîte de vitesses automatique à 8 rapports avec 
    mode manuel

    0-100 km/h 7,8 s

    Vitesse maximale 218 km/h

•    Consommation (100 km) 7,4 L

•    Essence

    V6 de 3,6 L à DACT, 280 ch à 6200 tr/min
    Couple de 265 lb-pi à 2500 tr/min

    Boîte de vitesses automatique à 8 rapports avec 
    mode manuel

    0-100 km/h 8,4 s

    Vitesse maximale 210 km/h

    Consommation (100 km) 11,2 L

•    Autres composants

    Sécurité active freins ABS, répartition 
    électronique de la force de freinage, assistance 
    au freinage, antipatinage, contrôle de 
    la stabilité électronique

    Suspension avant/arrière indépendante

    Freins avant/arrière à disque

    Direction à crémaillère, assistée

    Pneus  base : P255/55R18 option : 275/45R20

•    Dimensions

    Empattement 2893 mm

    Longueur 4795 mm

    Largeur 1940 mm

    Hauteur 1709 mm

    Poids diesel 2104 kg, hybride 2240 kg

    Diamètre de braquage 11,9 m

    Coffre 580 L, 1642 L (sièges abaissés) hybride 493 L, 1555 L (sièges abaissés)

    Réservoir de carburant 85 L

    Capacité de remorquage 3500 kg

Prix :

3.6 Comfortline :         48 440 $

3.0L TDi Comfortline :    53 190 $

3.6 Highline :              53 190 $

3.0L TDi Highline :        58 645 $

3.6 Execline :             58 185 $

3.0L TDi Execline :        63 135 $

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre tous les vendredi à 14 :05 dans l’émission Dutrizac, l’après-midi au 98,5 FM à Montréal.

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