Tête à tête avec Maryse Perreault

Mathieu Gohier
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Maryse Perreault fait de la protection du français une de ses priorités.

Annoncée le 8 mars, la candidature de Maryse Perreault sous la bannière du Parti Québécois (PQ) a été reconfirmée lors d’une conférence de presse tenue à la Maison LePailleur, le 13 mars.

Alors que la candidate réitérait son ambition de ravir la circonscription, le Châteauguay Express.ca en a profité pour en apprendre davantage sur les ambitions de Mme Perreault pour le comté.

 

Mathieu Gohier : Toute votre carrière vous avez lutté pour l’alphabétisation et vous faites de la protection du français une priorité. Dans un comté où le quart des électeurs sont anglophones, vous ne pensez pas que cela peut nuire à vos chances d’être élue?

 

Maryse Perreault : Les règles en matière de langue sont claires. Le Québec est une terre francophone et la langue de la majorité est le français. Je pense que la majorité francophone est irritée de voir sa langue perdre du terrain, c’est pourquoi nous devons appliquer correctement les lois linguistiques.

 

MG : Outre la langue, quel défi ciblez-vous pour la circonscription de Châteauguay?

 

MP : Toute la question d’accès aux services m’inquiète beaucoup. Que ce soit en santé ou en terme de transport en commun, les citoyens ont encore beaucoup de difficultés à y avoir accès facilement. Il ne faut pas non plus oublier la composante rurale de la circonscription, il faut également tenir compte de cette réalité.

 

MG : Il a également été question d’emploi dans votre discours, quel est votre plan pour Châteauguay?

 

MP : Les entreprises font face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée et il s’agit d’un important défi auquel s’attaquer. J’ai fait de l’éducation aux adultes et de la lutte à l’analphabétisation ma carrière et je suis convaincue que l’éducation est à la base de tout. Vous savez, je ne suis pas une habituée des cercles politiques, mais si j’ai fait le saut avec le PQ c’est pour prolonger mon engagement en éducation et en formation. Je considère l’éducation comme un levier essentiel de prospérité.

 

MG : Si des élections avaient lieu demain matin, seriez-vous prête à partir en campagne électorale?

 

MP : On en est à travailler sur notre équipe. L’exécutif local nous donne tout son appui, mais je peux vous garantir que nous serons prêts lorsque Jean Charest décidera de déclencher des élections.

 

MG : En conférence de presse, vous avez mentionné que vous habitiez à Montréal, mais que vous vouliez vous trouver un pied-à-terre dans le comté. Quelle genre de relation entretenez-vous avec les élus locaux?

 

MP : J’ai quelques collaborations dans la région, mais j’admets que j’ai encore des relations à développer avec les élus de la circonscription. Je sais toutefois que j’ai des sympathies communes avec plusieurs élus et que des liens communs nous unissent.

 

MG : En terminant, pensez-vous que l’arrivée de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans le paysage politique puisse changer la donne?

 

MP : Honnêtement je ne crois pas. Le parti semble déjà s’essouffler et a fait preuve d’un manque de substance et surtout d’une grande incohérence.

Organisations: Parti québécois, Maison LePailleur, Coalition Avenir Québec En conférence

Lieux géographiques: Châteauguay, Québec, Montréal

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