Les Mercierois tiennent à leurs pompiers

Patrick Duchesneau
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Le maire de Mercier, Jacques Lambert, a mentionné que la Ville ne s’est pas fixé de délai pour choisir un des deux scénarios.

MERCIER – Plusieurs citoyens de Mercier se sont portés à la défense du maintien d’un service de protection incendie contrôlé par leur Ville lors du conseil municipal du 12 juin dernier.

Cette démonstration fait suite à la soirée d’information publique du 28 mai dernier sur le schéma de couverture de risque en matière de sécurité incendie à Mercier. Lors de cette soirée, deux scénarios ont été mis de l’avant pour permettre à la Ville de se conformer aux exigences du schéma de risque. Soit Mercier demeure seule et prennent à charge les différentes mises à niveau nécessaires, soit elle accepte une desserte de la Ville de Châteauguay, tout en gardant des pompiers en poste sur son territoire. Selon les données actuelles, le premier scénario pourrait faire augmenter les taxes foncières de 170 $, contre 101 $ pour une desserte avec Châteauguay (pour une maison évaluée à 215 000 $). Dans les deux cas, des rénovations à la caserne de Mercier s’imposent.

Lors de la période de questions, la citoyenne Johanne Anderson a déposé une pétition de 808 noms de personnes en faveur d’une autonomie dans la gestion du service d’incendie. Ces noms ont été collectés dans le district 2 qui compte 1 400 habitants. Seules 23 personnes ont refusé de signer la pétition, selon Mme Anderson. « Les gens sont prêts à payer plus cher pour conserver leurs pompiers à Mercier », a avancé la citoyenne qui s’est dîtes « surprise » du succès de sa pétition.

Une autre citoyenne, Lise Michaud, a voulu savoir si la Ville s’était fixé un délai pour choisir un scénario. « On n’a pas de délai. Pour l’instant, on s’est retiré du schéma de risque », a répondu le maire Jacques Lambert. Ce faisant, Mercier est à la merci de poursuite de la part de compagnies d’assurance et devra, le cas échéant, prouver qu’elle a bien agi en cas d’incendie. Avec la protection du schéma de risque, c’est plutôt les assureurs qui doivent faire la démonstration du mauvais travail d’un service incendie lors d’une poursuite.

Le sujet a également soulevé les passions chez les conseillers municipaux. Après s’être publiquement déclaré en faveur du maintien des pompiers à Mercier, le conseiller Louis Cimon a demandé à ce que le conseiller Daniel Pilon, responsable des négociations avec les pompiers, se retire du dossier. « Je ne suis pas imputable de mes décisions comme un ministre », a rétorqué M. Pilon. « On va aller vers la solution la plus rationnelle possible, mais dire que je veux vendre nos pompiers à Châteauguay, c’est de la foutaise », a poursuivi le conseiller. « On est conscient de ce que les gens veulent, mais il faut aussi considérer la capacité de payer. On va prendre le temps qu’il faut pour prendre la meilleure décision », a conclu le maire Lambert.

Le SRSOR en renfort

Les parents d’enfants ayant des besoins particuliers pourront finalement envoyer leurs enfants au camp de jour Tornades. La Ville a autorisé la signature d’une entente avec les Services de Réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort (SRSOR) pour aider à l’évaluation des besoins des 17 enfants qui avaient, au préalable, été refusés au camp de jour. Les SRSOR vont également aider à la formation des moniteurs du camp Tornades. Certains de ces enfants ont besoin d’un moniteur attitré à eux seuls, contre 10 à 12 enfants par responsable normalement.

Organisations: Services de Réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort, Ville de Châteauguay

Lieux géographiques: MERCIER, Châteauguay, Camp Tornades

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